Les cigarettiers font de la résistance

Toutes les études le confirment : une personne meurt dans le monde toutes les 7 secondes à la suite d’une maladie liée au tabac, soit plus de 6 millions de personnes par an. Durant ce même petit laps de temps de 7 secondes, les multinationales du secteur du tabac réalisent un chiffre d’affaires de plus de 14 millions d’euros.

Face à ce fléau de nombreux gouvernements cherchent à limiter la consommation de tabac pour des raisons évidentes de santé publique, mais les cigarettiers sont puissants et n’entendent pas se laisser dompter. Ainsi récemment la chaîne de télévision française France2, a-t-elle réalisé une émission de sa série Cash Investigation au cours de laquelle elle prouve combien cette industrie est puissante en terme de pression sur le monde politique pour arriver à ses fins : conserver des bénéfices gigantesques au mépris de la santé des personnes. La plus grosse et la plus rentable de toutes les entreprises du tabac à travers le monde est la société Philip Morris, cotée en bourse aux Etats-Unis, avec sa marque phare Marlboro, qui est en tête des ventes sur le continent américain, mais aussi en Europe. Cette entreprise a cherché à bloquer, ou du moins à retarder le plus possible, la prise de directives européennes de santé contre l’industrie du tabac et qui toucheraient donc les 28 pays membres de l’Union. Au cours de l’émission des députés européens ont reconnu que les cigarettiers leur fournissaient des amendements à proposer et que, si ces textes ne les choquent pas, ces députés les proposent, se faisant ainsi plus proches des intérêts des industriels que de ceux de la santé publique.

Les campagnes orchestrées pour inciter à ne pas ou ne plus fumer s’appuie certes sur la question de la santé, mais surtout cherchent à culpabiliser le fumeur par rapport à sa dépendance alors qu’il revendique toutes sortes de liberté.

Dans les année 70 fumer était un must, un style, un plaisir, une liberté individuelle. On pouvait fumer partout, au bureau, dans les restaurants, les magasins, et même dans les lycées ou les universités. Les industriels de la cigarette assuraient alors que la nicotine ne conduisait pas à la dépendance, que ce n’était pas une drogue. Aujourd’hui les cigarettiers ne peuvent plus tenir ce type de langage et face aux conséquences sur la santé, des lois de plus en plus restrictives tentent de protéger au moins les non-fumeurs d’un tabagisme passif. A l’interdiction de fumer dans les lieux publics s’ajoutent celle de faire de la publicité pour les cigarettes et des hausses de prix que l’on espère dissuasives pour le consommateur.

La directive tabac européenne qui a été votée début 2014, est l’un des textes les plus importants en matière de santé et de lutte anti-tabac. Elle réglemente tout, de la cigarette elle-même, avec notamment l’interdiction des arômes comme le menthol, jusqu’au packaging. La dernière offensive du gouvernement français est une proposition de packaging neutre (même forme, même taille, même couleur, même typographie pour la marque), austère, présentant des images choquantes relatives au cancer et aux autres maladies consécutives à la consommation de tabac. Ce paquet neutre est destiné à ne plus attirer le regard, voire à faire peur aux fumeurs.

Le paquet neutre, encore appelé paquet générique, est très mal perçu par les cigarettiers. L’Australie a mis en place ce dispositif qui donne d’ailleurs de premiers résultats satisfaisants.

Mais tandis que tous ces textes prennent beaucoup de temps à s’écrire et être votés, puis appliqués, l’industrie du tabac cherche à rapprocher les obligations des vapoteurs de ceux des fumeurs, pour limiter la chute de leurs ventes et de leurs revenus face à ce nouveau moyen de fumer qui leur échappe puisqu’ils n’ont pas réussi à acheter les brevets de fabrication des e cigarettes et que ce marché connaît un développement exponentiel. Mais le monde médical ne s’y trompe pas, un fumeur de cigarettes traditionnelles est condamné à la maladie, voire à mourir de cette maladie, et l’e-cigarette est un excellent moyen d’échapper à l’addiction tragique au tabac. La guerre est donc réellement déclarée entre les cigarettiers et l’industrie du vapotage.

La cigarette électronique, alternative au tabac

La cigarette électronique est un dispositif mis en place pour remplacer la cigarette classique. Elle est censée aider les accros à la nicotine à arrêter de fumer.

Les différents composants de la cigarette électronique

Une cigarette électronique, quelle que soit sa marque, est toujours composée des mêmes éléments. La batterie, élément central du dispositif, assure son fonctionnement en apportant l’énergie demandée pour qu’il se mette en marche. L’intensité de la batterie (exprimée en mAh ou milliampère par heure) détermine l’autonomie de la cigarette électronique. Plus celle-ci est élevée, plus l’e-cigarette dispose d’une grande autonomie. La tension (exprimée en Volts) définit le volume de vapeur produit par l’appareil. Ainsi, plus le voltage est haut, plus le volume de vapeur généré est important. Ces deux valeurs, l’intensité et la tension sont à considérer dans le choix de sa cigarette électronique. L’atomiseur, la partie qui contiennent l’e-liquide à transformer en vapeur constituent le deuxième composant de la cigarette électronique. Selon les modèles, il peut se présenter séparément ou être intégré au réservoir d’e-liquide. L’atomiseur possède sa propre résistance électrique qui est en Ohm. Ceux qui achètent leur atomiseur et leur batterie séparément doivent vérifier la comptabilité de ces deux éléments. Sans cela, l’atomiseur peut brûler lors de l’utilisation.

Différence en cigarette électronique et la cigarette classique

La cigarette électronique diffère de son modèle “naturel” de par même son aspect. Si auparavant, il a été conçu de manière à rassembler à la cigarette, le modèle électronique prend de plus en plus une allure fantaisiste. On remarque que l’aspect plutôt mécanique se démarque sur la majorité des modèles. Certains consommateurs en quête d’originalité peuvent même opter pour la version customisée. La différence ne s’arrête pas là. Si la fumée de la cigarette classique contient différentes substances nocives, celle de l’e-cigarette est essentiellement faite de vapeur d’eau. Comment cela peut-il être possible ? C’est simple, grâce au système de résistance. Dans la cigarette électronique, un liquide est chauffé. Il se transforme ensuite en vapeur que l’utilisateur inhale. La cigarette électronique diffère également du point de vue nocivité, puisque contrairement au tabac, elle ne contient pas de goudron, ni d’ammoniac, de plomb ou d’autres substances toxiques. Néanmoins, l’e-liquide utilisé contient du propylène glycol, de la glycérine végétale, ainsi que des arômes choisis par l’utilisateur. Selon les fabricants, la substance inhalée peut contenir de l’eau, de la nicotine ou de l’alcool. Sur http://www.boutique-cigarettes-electroniques.com/fr/ les e-liquides sont fabriqués sur place.

Cigarette électronique : avantages et inconvénients

La cigarette électronique est un appareil conçu pour aider les fumeurs à sortir petit à petit de leur dépendance à la nicotine. Le principal avantage de l’e cigarette est le fait qu’elle offre à l’utilisateur l’opportunité de conserver la sensation de fumer, sans en subir les conséquences. En effet, en inhalant une cigarette électronique, le vapoteur (appellation donnée aux personnes qui utilisent l’e-cigarette) fume sans consommer les substances nocives contenues dans la cigarette classique. Par la même occasion, il élimine les différents signes gênants relatifs à la nicotine, comme la mauvaise haleine, ou encore le jaunissement des dents et des ongles. Comme tout produit de substitution, la cigarette électronique n’est pas parfaite. Pour arrêter véritablement de fumer, l’individu doit faire un effort sur lui-même. En effet, comme la gestuelle est conservée, il est difficile de vraiment s’arrêter de fumer du jour au lendemain. Toujours est -il que de l’avis de plusieurs experts, la cigarette électronique est beaucoup moins dangereuse que le tabac, car ils n’inhalent pas de substances hautement cancérigènes.

Pour d’autres infos: http://www.cigaretteselectroniquesquebec.ca/