Émission Découverte sur la cigarette électronique

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a publié les chiffres suivants : le tabagisme tue environ 6 millions de personnes par an dans le monde et un fumeur sur deux meurt de son tabagisme. Pour arrêter de fumer, la cigarette électronique pourrait permettre aux fumeurs de trouver leur dose de nicotine sans avoir à inhaler les nombreux autres produits toxiques et cancérigènes présents dans la combustion du tabac des cigarettes traditionnelles.

La première cigarette électronique a été fabriquée en Chine en 2003 par un pharmacien soucieux de la santé de ses proches. Beaucoup de modèles viennent encore de la Chine aujourd’hui. Le principe de la cigarette électronique est simple : une pile (ou une batterie rechargeable) qui alimente un élément chauffant (une résistance) pour transformer le liquide contenu dans un réservoir, en vapeur, d’où le nom de vapoteurs et non de fumeurs, donné aux  utilisateurs de ce système,. Dans la cigarette électronique il n’y a pas de combustion, comme c’est le cas pour le tabac, et la fumée que semble rejeter le vapoteur n’est qu’un nuage de minuscules gouttelettes.

Le professeur Gaétan Ostiguy, pneumologue  à l’Institut Thoracique de Montréal, et l’un des pionniers de la lutte anti-tabac, insiste sur le fait que la cigarette électronique ne contient pas les produits dangereux pour la santé que sont le monoxyde de carbone, le goudron, l’arsenic, le plomb, le benzène, ou cancérigènes comme notamment la nitrosamine, des produits dégagés par le tabac en brûlant. Il ne faut pas confondre tabac et nicotine.

Même dans la cigarette électronique avec nicotine, il n’y a pas de tabac, donc aucun des éléments dangereux pour la santé de l’homme, dégagés par sa combustion. Le e-liquide utilisé pour produire la vapeur qui donne l’impression de fumer, contient principalement du propylène glycol, de la glycérine, de l’alcool, de l’eau et des arômes, autant de composants que l’industrie pharmaceutique, ou alimentaire, utilise déjà. Le professeur Ostiguy suggère l’utilisation de la cigarette électronique avec nicotine à ses clients pour les aider à arrêter de fumer, mais il ne peut pas la prescrire. En effet au Canada seule la cigarette électronique sans nicotine est légale. Le professeur Ostiguy insiste sur le fait que la nicotine n’est pas cancérigène, ni dommageable pour la santé, elle n’est pas responsable des problèmes pulmonaires, elle est seulement l’agent qui génère la dépendance des fumeurs.

Ce qui inquiète les services de santé publique canadiens c’est que les jeunes pourraient découvrir le vapotage avec nicotine et devenir dépendant, puis se tourner vers la cigarette traditionnelle avec tabac. Ce qui serait donc le contraire de l’effet recherché au travers du vapotage. C’est pourquoi ces services pensent qu’il faut largement encadrer l’usage de la cigarette électronique avec nicotine.

Beaucoup de médecins estiment qu’il faudrait pouvoir étudier les conséquences pour l’homme de l’exposition à la vapeur des cigarettes électroniques, ce qui, pour le moment, est impossible, car il n’y a pas assez de temps d’utilisation de ce système pour réaliser des études fiables. De plus la production des e-liquides n’est pas réglementée et parfois on peut y retrouver des produits toxiques, même s’ils sont à des doses extrêmement faibles. Il faudrait donc surveiller les produits mis sur le marché mais avec la vente par internet cela est difficile voire impossible.

Pour le professeur Ostiguy, il ressort que, malgré le manque de recul, il est urgent d’accepter de reconnaître la cigarette électronique avec nicotine comme un bon moyen d’aide pour les fumeurs qui souhaitent arrêter de fumer, et ce au même titre que les timbres ou les gommes à mâcher.

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