Les cigarettes électroniques : chacun ses règles

La cigarette électronique est de plus en plus en vogue. Cependant, la réglementation qui régit ce produit est encore un peu floue pour certains consommateurs.

Le point sur la loi

La cigarette électronique est prise pour beaucoup comme un simple produit de consommation courant, ce qui rend libre sa consommation en tout lieu. Face à l’engouement des ex-fumeurs et même de certains non-fumeurs à ce produit créé en Chine, la législation tente d’imposer quelques règles. C’est ainsi que la vente de cigarettes électroniques est interdite aux mineurs. Certains modèles d’e-cigarettes contiennent de la nicotine. Les pays comme le Canada ou l’Australie en interdisent la vente. Dans d’autres, ils sont encore commercialisés, cependant, leur consommation est encadrée. Pour vapoter en toute liberté, et face à son entourage, l’utilisateur de la cigarette électronique doit utiliser un produit qui contient une dose minimale de nicotine (10mg et une concentration qui n’excède pas les 20mg/ml pour la France). Selon l’OMS, la composition d’un e-liquide est un mélange potentiellement dangereux, ce qui nécessite une obligation générale de sécurité, au même titre que les médicaments. De ce fait, les recharges mises en vente sur le marché doivent être évaluées et recevoir une autorisation pour les substances qui la composent. En ce qui concerne l’emballage, les images de fruits qui peuvent induire en erreur les consommateurs sur la véritable nature du produit ou qui pourraient attiser la curiosité des enfants sont à interdire.

Cigarette électronique et lieu de travail

La cigarette électronique n’est pas interdite dans les lieux publics, ce qui n’interdit pas à priori le vapotage sur le lieu du travail. Cependant, cette possibilité de vapoter au sein de son entreprise ne va pas de soi. Il revient à l’employeur de stipuler les règles à suivre. Il est en mesure d’interdire à ses salariés de vapoter au sein de la société. Si c’est le cas, cette interdiction doit figurer à l’intérieur de la réglementation intérieure de la société. Dans certains secteurs d’activités comme le transport ou le commerce, il est déjà formellement interdit de vapoter. Compte tenu des risques sanitaires potentiels liés à l’utilisation de la cigarette électronique, il est fort possible que dans un futur proche, la même réglementation que le tabac ordinaire soit appliquée à la cigarette électronique. C’est déjà le cas en Belgique où les habitants n’ont pas le droit de vapoter partout où la cigarette classique ne peut être fumée comme dans les restaurants par exemple.

Cigarette électronique, vers une interdiction ?

Plusieurs spécialistes ont alerté l’opinion publique sur les potentiels dangers que peuvent courir les adeptes de la cigarette électronique. Cependant, les réglementations qui régissent le secteur ne sont pas encore tout à fait le même partout dans le monde. Chaque nation adopte sa propre stratégie. Face à cette situation, certains pays comme le Singapour adoptent une politique répressive. Là- bas, il est formellement interdit d’avoir sur soi une e-cigarette, et cela sans tenir compte de son contenu. C’est également le cas dans plusieurs nations de l’Amérique latine où détenir une cigarette électronique est passible d’une lourde amende (10 000 euros). Certains pays sont plus indulgents et se contentent d’émettre quelques restrictions comme l’interdiction de vapoter dans les lieux publics fermés dans certains pays d’Europe, par exemple. D’autres nations comme la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, la Russie ou encore la Pologne sont plus laxistes face à la cigarette électronique. Dans ces endroits, les publicités sur ce substitut de la cigarette classique ne sont pas du tout interdites. Aucune réglementation ne régit le secteur du vapotage. Par contre, la vente aux mineurs des cigarettes électroniques au Québec et partout ailleurs reste quand même prohibée.

Pour en savoir plus http://www.boutique-cigarettes-electroniques.com